Pèlerinage jeunesse

PÈLERINAGE JEUNESSE KATERI TEKAKWITHA (18 à 35 ans) SAMEDI le 15 JUIN 2019

À pied de la Cathédrale Marie-Reine-du-Monde à Montréal au Sanctuaire de sainte Kateri Tekakwitha à Kahnawake

RENDEZ-VOUS À LA CATHÉDRALE MARIE-REINE-DU-MONDE DE MONTRÉAL (Métro Bonaventure au 1085 rue de la Cathédrale) à 7h45 le samedi matin 15 juin 2019

 

INFORMATIONS :

Il y aura tout au long de la marche une animation avec des chants, de la prière et des temps de silence.
Le retour le soir se fera par autobus. Départ de Kahnawake jusqu’au Métro Angrignon (ligne verte) à 21h30.

QUOI APPORTER ?

– Des bons souliers de marche.
– Une casquette ou un chapeau, crème solaire et lunettes de soleil.
– Une bouteille d’eau, collation (barre tendre, fruits, etc…).
– En cas de temps pluvieux, s’équiper en conséquence.

NOURRITURE / REPAS

– Le repas du midi sera préparé pour tous.
– Chacun amène son repas/lunch pour le souper à Kahnawake (il n’y a aucun restaurant autour du Sanctuaire).

COMBIEN ÇA COÛTE ?

Nous faisons passer un panier lors du dîner : CONTRIBUTION VOLONTAIRE (minimum : 10 dollars).
Nous payons les frais du pèlerinage (nourriture, publicité, location du bus, etc…) avec ce qu’il y aura dans le panier.
MERCI de votre générosité !

NUMÉRO DE TÉLÉPHONE EN CAS D’URGENCE : 514-762-4049.

CLIQUEZ ICI : FACEBOOK DU PÈLERINAGE


GÉNÈSE ET HISTORIQUE DU PÈLERINAGE JEUNESSE KATERI TEKAKWITHA

Les Franciscains de l’Emmanuel, dont un frère était très impliqué depuis plusieurs années dans le pèlerinage à pied annuel de Montréal au Cap-de-la-Madeleine, ont eu le désir de faire connaître à la jeunesse (18 à 35 ans) nos saints canadiens et particulièrement sainte Kateri Tekakwitha en lançant un pèlerinage jeunesse. Ce pèlerinage jeunesse ce veut dès son origine un événement d’Église afin de faire vivre une expérience concrète de foi aux jeunes. L’itinéraire se fait toujours d’un point de départ et longe la rive du fleuve Saint-Laurent avec des temps d’arrêts, de réflexions, de prière et de fraternité.

Les premiers pèlerinages furent en 2005, 2006 et 2007 avec environ une cinquantaine de jeunes et animés par les Franciscains de l’Emmanuel. Au début, le groupe partait à pied de l’Oratoire Saint-Joseph sur le tombeau de saint frère André jusqu’au Sanctuaire de sainte Kateri Tekakwitha à Kahnawake là où est son tombeau.

Les 3 pèlerinages suivants, en 2010, 2014 et 2017, les Moines et Moniales de Jérusalem se sont joints avec joie et impliqués activement avec les frères franciscains de l’Emmanuel à l’organisation et à l’animation spirituelle du pèlerinage. En 2010, le pèlerinage est partit du Sanctuaire du Saint-Sacrement, en 2014 de l’Oratoire Saint-Joseph pour fêter les canonisations de saint Frère André et de sainte Kateri Tekakwitha et en 2017 de la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours avec sainte Marguerite Bourgeois et en mémoire du 375ème anniversaire de la fondation de Montréal.

Cette année encore, en 2019, les deux communautés ont la joie d’organiser le pèlerinage qui partira cette année de la Cathédrale Marie-Reine-du-Monde dans une démarche de communion entre sainte Kateri et la Vierge Marie.

Nous avons toujours été bien accueillis au Sanctuaire de Kateri à Kahnawake et sommes très reconnaissants envers eux. Les jeunes qui ont participé à ces pèlerinages ont manifesté un intérêt réel et beaucoup apprécié cette journée de ressourcement spirituel.


LE PAPE FRANÇOIS NOUS PARLE DE SAINTE KATERI

Les jeunes de Christus vivit : Kateri Tekakwitha, persécutée « pour sa foi »

«Jésus, je t’aime ! »

Le pape François cite l’exemple de la jeune sainte Kateri Tekakwitha, première autochtone d’Amérique du Nord canonisée par l’Église (2012), dans sa lettre aux jeunes « Christus vivit », publiée le 2 avril 2019. Nous poursuivons notre présentation des jeunes saints, bienheureux, vénérables ou simplement baptisés, cités par le pape François. Nous avons parlé de Carlo Acutis (petit génie de l’informatique) avant-hier.

Au cours du XVIIe siècle, explique le pape dans « Christus vivit », « sainte Kateri Tekakwitha, une jeune laïque native d’Amérique du Nord, a subi une persécution pour sa foi et a fui en marchant plus de trois cents kilomètres dans une épaisse forêt. Elle s’est consacrée à Dieu et elle est morte en disant :

‘Jésus, je t’aime !’ ».

Le 21 octobre 2012, le jour de la canonisation de la sainte, le pape Benoit XVI a dit : « Dans une vie tout ordinaire, Kateri resta fidèle à l’amour de Jésus, à la prière et à l’Eucharistie quotidienne. Son but était de connaître et de faire ce qui est agréable à Dieu. Kateri nous impressionne par l’action de la grâce dans sa vie en l’absence de soutiens extérieurs, et par son courage dans sa vocation si particulière dans sa culture. En elle, foi et culture s’enrichissent mutuellement !

« Que son exemple, a poursuivi le pape émérite, nous aide à vivre là où nous sommes, sans renier qui nous sommes, en aimant Jésus ! Sainte Kateri, protectrice du Canada et première sainte amérindienne, nous te confions le renouveau de la foi dans les Premières Nations et dans toute l’Amérique du Nord ! Que Dieu bénisse les Premières Nations ! »

La vie de Kateri

Première femme autochtone élevée au rang de sainteté, Kateri Tekakwitha est née en 1656 sur les rives de la rivière Mohawk dans l’État de New York, d’un père mohawk et d’une mère algonquine chrétienne « qui lui donna, selon les paroles du pape Benoit XVI, le sens de Dieu ». À l’âge de quatre ans, une épidémie de vérole emporte toute sa famille et laisse sur son visage d’importantes cicatrices en plus d’affecter sa vue.

Après l’épidémie, sa communauté se déplace de l’autre côté de la rivière (à Caughnawaga) où elle rencontre, en 1667, trois missionnaires jésuites qui y fondent la mission Saint-Pierre. Tekakwitha se lie d’amitié avec P. Jacques de Lamberville qui dirige la mission. P. de Lamberville lui enseigne le catéchisme et à Pâques 1676, il la baptise sous le nom de Catherine (ou « Kateri » en Mohawk), en l’honneur de Catherine de Sienne, une mystique italienne du XIVe siècle.

Son baptême, puis sa première communion en 1677, engendrent des persécutions de la part de son groupe, ce qui la pousse à quitter son village. Avec l’aide du père Lamberville, elle franchit, en compagnie d’autres Mohawks convertis, plusieurs centaines de kilomètres pour rejoindre la mission chrétienne de Saint-François-Xavier, située au Sault-Saint-Louis (aujourd’hui la réserve de Kahnawake, près de Montréal).

Avec d’autres autochtones chrétiennes, elle choisit de renoncer au mariage et soumet son corps à une discipline sévère et au jeûne. Le 25 mars 1679, le jour de l’Annonciation, les Jésuites permettent à Kateri, qui fait preuve d’une piété exemplaire, de faire en privé un vœu perpétuel de chasteté. Toutefois, la vie est précaire en cette période marquée par les épidémies et les guerres. Kateri, qui est de santé fragile, meurt le 17 avril 1680, à la suite d’une longue maladie.

Dans les dernières semaines de sa vie, un jeune jésuite du nom de Claude Chauchetière (1645-1709) vient chaque jour à son chevet. Dans ses écrits, ce dernier se dit fasciné par l’attitude calme et posée de la jeune fille devant la mort. Avant sa maladie, son confesseur, P. Pierre Cholenec (1641-1721) mentionne, dans une lettre confidentielle à ses supérieurs, qu’elle est la « plus fervente » parmi les jeunes autochtones pratiquant la prière et la pénitence.

La canonisation

Dans sa biographie publiée par le père Cholonec en 1696, ce dernier rapporte qu’une quinzaine de minutes après la mort de Kateri, les marques de la petite vérole seraient disparues de son visage et que celui-ci serait devenu blanc et rayonnant de beauté.

Le 3 janvier 1943, le pape Pie XII la déclare vénérable. Kateri est béatifiée le 22 juin 1980 par le pape Jean-Paul II. Sa fête est inscrite au calendrier liturgique de l’Église le 17 avril. Le 19 décembre 2011, le pape Benoît XVI reconnaît un miracle, la guérison en 2006 d’un jeune garçon de l’État de Washington, Jake Finkbonner. Le 21 octobre 2012, Kateri est canonisée. Le sanctuaire (avec le tombeau de Kateri, l’église portant son nom et le musée exposant les livres de prières, manuscrits et objets ethniques autochtones) se trouve à quelques kilomètres de Montréal, dans une réserve indienne des Mohawks.

Sainte Kateri, prie pour la jeunesse !